OGM

La question sur les OGM (organisme génétiquement modifiés), reste difficile à aborder, car la technique du génie génétique(1) est une science relativement nouvelle (début du XX éme siècle). Les conséquences sur la santé des hommes et sur l’environnement sont donc mal connues et les expériences menées, souvent contradictoires dans leur conclusion.  Après les pesticides et les herbicides, il semblerait que les OGM, soit à leur tour responsable de la mort des abeilles.  Les OGM ont-ils un impact sur les abeilles ?

Définition d’un Organisme Génétiquement Modifié

C’est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique (son code génétique) par une technique récente dite « génie génétique» la transgénèse(2) .pour lui conférer une caractéristique nouvelle (exemple : aptitude à repousser les insectes parasites ou résister au froid ….On sélectionne un ou plusieurs gènes appartenant à une espèce déjà existante et on les introduits dans le patrimoine génétique de l’espèce que l’on veut modifier. La transformation génétique peut être effectuée sur de nombreuses espèces végétales, des céréales jusqu'aux légumes ou aux arbres. En tout, ce sont plus de 60 espèces qui peuvent être transformées. Les OGM les plus avancés sont surtout des espèces de grande culture comme le maïs, la betterave et le colza. Les gènes introduits sont très divers mais pour le moment on privilégie des caractères utiles à l’agronomie(3). On peut comparer cette méthode aux techniques de sélection(4) ou de mutation.

(plasmides 5 ; gène chimère 6 ; protoplastes 7)

Technique de la transgénèse, élément essentielle pour créer un OGM végétal

 

 

Sachant que les OGM végétales ne sont pas a proprement parlés des espèces « naturel», quels sont les impacts sur leur principal pollinisateur, les abeilles ?

 

Le mécanisme de fonctionnement des OGM se fait par des inhibiteurs de protéases (IP) (8). Ces derniers sont des protéines fabriquées par des plantes génétiquement modifiées, mais que l'on peut aussi se procurer à l'état purifié, dans la nature. À certaines concentrations, les IP ont des effets plus ou moins nocifs sur le tube digestif de l'abeille, pouvant bloquer des enzymes(9) importantes au rôle de la digestion chez l'insecte.

Une étude consistait à introduire des gènes qui fabriquent des inhibiteurs de protéase (IP) dans certaines plantes butinées par les abeilles et de noter les effets sur ces dernières selon trois critères : le comportement lors du butinage, la capacité d'apprentissage(10) et la durée de vie de l'abeille. Selon les résultats de cette étude, il n'y avait pas de différences de comportement des abeilles lors du butinage, qu'elles aient butiné les plantes modifiées (gènes introduits) ou les plantes témoins. Concernant la capacité d'apprentissage, il n'y avait pas non plus de différences entre les abeilles qui avaient butiné les plantes modifiées et celles qui avaient butiné les plantes témoins, au nectar naturel. Enfin, la durée de vie des larves et des abeilles dépendait de la concentration des IP ; à l'état naturel, la concentration de ceux-ci ne causait pas plus de mortalité par rapport à la culture témoin.

 

Cette étude démontre que les risques encourue par les abeilles face au l’OGM reste moindre et sont pour le moment acceptable. Les OGM ne sont donc pas la cause principale du syndrome d’effondrement des ruches.

 

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